Amoureux de la nature, des randonnées, de la voile et du surf, Thomas a compris dès son plus jeune âge l’importance de la protection environnementale pour préserver ces espaces naturels qu’il aime tant !

Après avoir fini une école de commerce, Thomas a rejoint le groupe CVE, qui agit quotidiennement pour répondre aux besoins énergétiques des entreprises, des collectivités et du monde agricole, tout en contribuant à limiter l’impact des activités humaines sur le climat.

Découvrez son rôle de chargé de mission démarche impact et RSE !

Salut Thomas, est-ce que tu peux nous présenter ton métier !

Je suis chargé de mission démarche impact & RSE au sein du groupe CVE, producteur indépendant français d’énergies renouvelables. J’anime, je développe, je représente et je cherche à enrichir la démarche RSE au sein de mon entreprise.

Concrètement, mes missions s’articulent au travers de trois objectifs :

1. Identifier les enjeux clés du secteur en termes d’impact

Pour ce faire, nous avons réalisé une matrice de matérialité. La matrice de matérialité est un outil qui permet « d’identifier et de hiérarchiser les enjeux RSE d’une entreprise« . Pour cela, nous avons interrogé une vingtaine de parties prenantes internes et externes. Les enjeux sont ensuite placés sur un graphique construit selon deux critères :

  • Importance de l’enjeu pour les parties prenantes externes ;
  • Importance de l’enjeu pour le développement de l’entreprise.

La réalisation de cette matrice de matérialité nous a ensuite permis de définir les 5 axes de notre démarche RSE. Trois axes concernent notre impact : impact environnemental, l’impact social en interne et l’impact sociétal en externe. Les deux autres axes concernent les moyens et le cadre pour développer la démarche : l’innovation et l’orientation clients, et enfin les achats et la gouvernance.

2. Aider à identifier et mesurer les indicateurs de performance extra-financière

Les indicateurs extra-financiers permettent de s’éloigner des indicateurs économiques habituels et de se concentrer sur d’autres aspects de la performance d’une entreprise comme ses implications sociales et environnementales.

J’ai notamment participé à la réalisation du bilan carbone de CVE en interne (SCOPE 1-2-3). Un bilan carbone est un outil permettant de mesurer la quantité de gaz à effet de serre émis lors de différentes activités d’une organisation sur une période donnée. Les SCOPES désignent les périmètres au sein desquels sont étudiées les émissions de gaz à effet de serre. La scope 1 désigne les émissions directes, la scope 2 les émissions indirectes liées à la consommation d’énergie, et enfin la scope 3, toutes les émissions indirectes restantes (en amont et aval de l’activité de l’entreprise).

3. Faciliter la mise en place d’actions concrètes impactantes

Cela passe par un niveau parfois très corporate, comme le fait de faciliter la mise en place d’une gouvernance prenant en compte les enjeux extra-financiers. CVE est ainsi devenu entreprise à mission fin mai 2022 et je participe au développement de la démarche. Être entreprise à mission signifie notamment pour une entreprise d’inscrire dans ses statuts et de communiquer publiquement des objectifs sociaux et environnementaux qu’elle s’engage à respecter dans le cadre de son activité. Nous avons ainsi défini notre raison d’être : “Mettre l’humain et la planète au cœur de l’énergie de demain”.

Cela s’articule également autour de la sensibilisation. Avec d’autres collaboratrices et collaborateurs, j’anime des Fresques du climat en interne pour toutes les nouvelles personnes rejoignant le groupe. J’ai aussi aidé à animer des modules de sensibilisation aux enjeux carbones pour les collaborateurs et collaboratrices de CVE (modules sur le bilan carbone, la neutralité carbone, …).

“Je travaille en lien avec la direction innovation, la direction ressources humaines, la responsable qualité, la direction achats et la direction communication. C’est génial de voir cette volonté des associés et des employés de s’assurer d’un bon niveau de prise en compte des enjeux stratégiques au sein de l’ensemble du groupe !”

Pourquoi as-tu décidé de t’engager dans la transition écologique ? Quel a été le déclic ?

Je viens du Pays Basque, et je pratique depuis toujours des activités dans des espaces naturels : randonnée, voile, surf, etc. En CM1, je me souviens d’un ami ramassant une canette sur la plage. Ça a été notre premier acte écoresponsable. Ça me paraissait tellement évident. Je ne voulais pas voir ces espaces que je connais si bien se dégrader.

« Ma sœur a fait un jour une fresque du climat dans la famille et et cela a été un super élément moteur pour me décider à devenir animateur au sein de CVE. »

Quels sont les enjeux principaux de ton secteur ?

Le secteur des énergies renouvelables est très complexe. Il y a un vrai besoin de développer rapidement de grandes capacités de production pour réussir à réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Non seulement, car leurs quantités sont limitées et les pays producteurs sont peu nombreux, entraînant des dépendances, mais également car leur utilisation rejette des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, provoquant un dérèglement climatique.

Or, ce besoin de développer rapidement des énergies renouvelables se confronte aussi à des limites physiques. Par exemple, les centrales solaires utilisent beaucoup de foncier, elles sont intermittentes…

« En France, le nucléaire représente environ 70% de l’approvisionnement électrique national. Dans le cadre du rapport Futurs énergétiques 2050 de RTE (2021), les experts de la filière du nucléaire ont acquiescé qu’en 2050, le nucléaire ne pourrait représenter au maximum que 50% de notre mix électrique. Les énergies renouvelables devraient donc au minimum représenter 50% de notre mix-électrique. Cela signifie qu’il faut développer massivement ces sources d’électricité et dépasser l’opposition nucléaire vs énergies renouvelables ! On aura certainement besoin de toutes les solutions. »

Tu utilises quelles compétences pour contribuer au développement positif de ta structure ?

Je pense que la pédagogie est une des compétences primordiales de mon travail. Il y a énormément de sensibilisation à faire sur le sujet des énergies renouvelables et de la RSE. Toutes les façons de faire de l’énergie renouvelable ne sont pas bonnes. Par exemple, du fait du besoin important en foncier pour développer les parcs de panneaux photovoltaïques, certains sont tentés de raser des forêts entières pour installer les panneaux. Cela pose beaucoup de questions et comme tout sujet, rien n’est simple.

« C’est un sujet très complexe. Il y a des enjeux liés à la prise en compte de l’ensemble des limites planétaires (changement des sols, biodiversité…) et des enjeux liés au besoin d’augmenter rapidement la production électricité faiblement carbonées pour engager la transition énergétique et écologique. Il est important d’intégrer dans la réflexion l’ensemble des externalités positives et négatives. »

Dis-nous ton challenge professionnel pour cette année !

Nous avons mis en place un challenge d’innovation au sein du groupe : le WOK Impact (Work on Kreativity). Le but est de donner à chaque employé la possibilité de s’approprier les objectifs sociaux et environnementaux du groupe. Ainsi, ils peuvent proposer des idées d’actions concrètes à mettre en place pour réduire notre impact environnemental et augmenter notre impact social. J’aimerais que plusieurs des idées d’innovation des employés puissent voir le jour dès cette année !

« J’aimerais aussi faciliter la formation d’animatrices et d’animateurs à la Fresque du climat dans les filiales, toujours dans cette démarche d’approche pédagogique. »

Comment as-tu trouvé ton travail ?

J’ai regardé sur des plateformes d’emplois “vert” comme Jobs_that_makesense.

Une ressource à nous partager ?
  • Il y a de super projets voile à regarder ! Il y a par exemple sur YouTube une web-série qui s’appelle « Expédition Phoenix » dans laquelle l’équipage participe à une trans-Atlantique en bateau et part à la rencontre des femmes et hommes qui agissent chaque jour pour restaurer les écosystèmes marins. Il y a également “Nomade des mers” de Corentin de Chatelperron qui réussit à transformer son catamaran en laboratoire pour découvrir des low-tech.
  • S’il y avait un petit livre, ce serait celui de Romain Gary, « Les Racines du ciel« .

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