Tanguy Colou-Mohbat

C’est fraîchement sorti d’école de commerce que Tanguy Colou-Mohbat décide de tracer son propre chemin sur le marché du travail – un chemin décidément écolo, novateur et menant vers la green tech. Il y a deux ans, il co-fonde son entreprise, Offways, une plateforme en ligne qui permet de calculer l’empreinte carbone de chacun de ses trajets et propose de contribuer à la neutralité territoriale lorsqu’on réserve des billets directement dessus. Aujourd’hui, il nous raconte son parcours, ses engagements, et sa vie quotidienne d’éco-entrepreneur dans le secteur de la mobilité. 🌲🚄💻

Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concerné par la transition pendant ta formation ?

J’ai fait deux écoles de commerce (ICD International Business School et SKEMA) et deux échanges qui m’ont amené jusqu’en Chine et en Irlande.

Depuis le lycée, je milite pour qu’on comprenne et qu’on réduise notre empreinte carbone quotidienne – qu’elle provienne des biens qu’on achète, des services qu’on utilise, des vidéos de chats sur YouTube, des vêtements, et surtout de nos voyages. J’ai pris conscience de l’impact de l’avion un peu plus tard.

Est-ce que tu as eu d’autres expériences à côté de tes études ?

Oui ! Je suis membre du Think Tank de Jean-Marc Jancovici, The Shift Project, data-analyste pour Green-Ferries, une asso qui permet aux citoyens de comprendre l’impact du voyage en ferry en Europe. J’ai aussi passé mes noëls et les veilles avec l’asso Les petits frères des pauvres.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

C’est grâce à Ecosia que je me suis lancé. J’ai compris qu’internet pouvait nous permettre d’innover et de faire de très grandes choses sans avoir de l’argent.

Le déclic pour moi ça a été quand j’ai calculé mon empreinte carbone en revenant de Chine. Je me suis aperçu que si tout le monde faisait comme moi, nous aurions besoin de 4,6 planètes.

J’ai décidé à ce moment-là que je ne voulais plus faire partie du problème et que j’allais aider des millions de voyageurs à prendre conscience de leur impact et à le réduire au maximum !

C’est à partir de ce constat que j’ai décidé de créer mon propre job. Je suis le directeur de mon entreprise et très heureux d’avoir une petite dizaine de collaborateurs et bénévoles !

On veut comprendre ce que tu fais ! Peux-tu nous décrire ta journée type de pépite ?

Je commence par sauter sur mon vélo en direction de Station F où je discute green-tech avec mes amis dirigeants. Le midi, je m’éclipse faire de l’escalade (ma seconde passion après le calcul d’empreintes carbone). Ensuite, je travaille sur mon site internet et je prospecte des entreprises pour qu’elles aident leurs communauté à se sensibiliser et à réduire leur empreinte carbone.

Une fois j’ai rencontré Yann Arthus Bertrand à Station F et c’était le plus beau jour de ma vie 😊

Quels sont les éléments de ton parcours qui s’avèrent les plus utiles dans ton job actuel ?

J’ai majoré en marketing sur toutes mes années d’école de commerce. Je pense que c’est mon meilleur atout. J’ai la chance d’avoir beaucoup étudié dans des universités différentes et travaillé un peu partout donc mon réseau est aussi une de mes grandes forces. Enfin, mon parcours en général m’a appris la persévérance, qui est une qualité essentielle pour aller de l’avant.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Ce qui me passionne, c’est de pouvoir aider les gens à comprendre leur empreinte carbone. A chaque fois qu’un client vient sur notre site, il peut voir la différence d’émissions entre le train, l’avion, la voiture,… J’ai l’impression de contribuer à l’intelligence collective. Le plus compliqué c’est le lancement. En ce moment, on est plein dedans et c’est vraiment stressant.

Parlons CASH ! Quel est pour toi l’équilibre idéal entre sens & rémunération ?

Malheureusement cela fait deux ans que je travaille sans être payé. C’est dur d’être entrepreneur en 2020. Selon moi, au-delà de 4000€ par mois, l’argent crée de nouveaux problèmes : l’envie, la jalousie etc. Je vise donc 4000.

Petit coup d’œil à la boule de cristal : où te vois-tu dans quelques années, au niveau boulot ?

Je pense que l’entreprise que j’ai co-fondé va devenir une grande entreprise sociale.

Des conseils de lectures / écoutes / outils qui t’ont guidé vers ce premier job ?

Ecosia est une grande inspiration.

L’homme qui plantait des arbres, de Jean Giono

Les cours de Jean-Marc Jancovici

Le blog Bonpote

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