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Découvrez le parcours de Solène Cusset, animatrice régionale pour un projet européen de solutions fondées sur la nature à l’Office Français de la Biodiversité. Sa mission ? Monter un réseau d’acteurs experts de la biodiversité et du climat dans la région PACA pour favoriser l’intelligence collective. Cette pépite nous montre l’importance de la coopération et des réseaux locaux !

Retour sur les bancs du lycée, tu passes le bac… C’était quoi ton plan à ce moment-là ?

Le cours d’initiation à l’économie en seconde m’avait énormément plu et j’étais déçue de ne pas avoir pu continuer après car je suis allée en filière scientifique. Ensuite, j’ai développé un intérêt pour la SVT, surtout toute la partie géologie et la géographie ! J’ai trouvé le cursus parfait qui reliait tout (et surtout, bye bye la physique-chimie horrible! 🥵 ) : une double-licence géographie et économie.

Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concernée par la transition pendant ta formation ?

J’ai donc fait une double licence (à Paris 1). On était un petit groupe donc c’était super sympa et puis on a une diversité de matières, de la climatologie à l’histoire de la pensée économique. En économie, pas mal de modèles abstraits (un peu mathématiques) et en géographie, des supers projets et de la cartographie.

Après les 3 ans de licence j’hésitais à m’orienter en géographie du développement (donc dans les pays en développement) mais je me suis dit que je n’étais pas assez courageuse pour partir étudier les déchets en Afrique, et qu’il y avait déjà beaucoup de choses à faire ici en France. La suite de mon parcours, c’était donc ➡️ M1 Economie de l’environnement ➡️ M2 Développement durable.

J’abandonne petit à petit l’économie pour adhérer pleinement à la transition écologique (les deux ne vont pas encore si bien ensemble).

Est-ce que tu as eu d’autres expériences à côté de tes études ?

Un stage en dernière année de master et c’est tout (l’université c’est malheureusement pas ce qui encourage le plus à aller chercher une expérience pro).

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

Au début j’étais pas forcément très engagée, c’est juste que j’aimais bien les matières liées à la transition. Ensuite j’ai lu quelques livres un peu plus politiques et ça a confirmé ma démarche.

Comment as-tu trouvé ton job ?

Grâce au réseau TEE ou directement le site de l’Office français de la Biodiversité. Et une gentille dame qui ne m’avait pas sélectionnée à un entretien m’a transmis et recommandé ce poste !

On veut comprendre ce que tu fais ! Peux-tu nous décrire ta journée type de pépite ?

J’essaie de monter un réseau d’acteurs régionaux qui travaillent tous sur des démarches en lien avec les solutions fondées sur la nature, pour les coordonner.

Le télétravail a remplacé la plupart des visites sur le terrain mais en gros je peux avoir dans la même journée :

– une réunion avec des acteurs institutionnels : le Conseil régional, l’Agence de l’eau, des associations (France Nature Environnement par exemple), ou des gestionnaires d’espaces naturels, pour leur présenter mon projet et recueillir leurs besoins.

– ensuite je fais le compte rendu de la réunion, j’écris des mails, je fais des recherches sur internet et je rédige des notes.

– je discute avec mes homologues, les 12 autres animateurs régionaux qui font exactement le même travail que moi : on partage toutes nos réflexions et notre méthodologie.

– je peux aussi avoir des réunions internes à mon établissement (Office Français de la Biodiversité) et suivre des webinaires.

Mon objectif est donc de monter un réseau d’acteurs qui ont tous une expertise en lien avec le climat et la biodiversité et qui devraient travailler ensemble au lieu de travailler de manière cloisonnée. C’est l’intelligence collective quoi !

Quels sont les éléments de ton parcours qui s’avèrent les plus utiles dans ton job actuel ?

Ecologie pour comprendre le fonctionnement général de la biodiversité et des écosystèmes. Il faut également savoir rédiger beaucoup de synthèses rapidement et mener de très nombreux entretiens.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

J’adore le côté régional puisque je suis sur la région PACA et la Corse et je parcours des coins magnifiques pour aller parler aux gens, de la Camargue, aux calanques de Marseille en passant par les réserves naturelles de Corse.

Parlons CASH ! Quel est pour toi l’équilibre idéal entre sens & rémunération ?

Pour un premier job où tu n’as absolument pas l’impression d’être assez qualifiée, je ne voulais pas demander beaucoup d’argent déjà. Et ensuite j’ai la chance d’avoir une famille qui m’aide financièrement donc je peux faire abstraction de cette contrainte. Enfin, j’apprécie le fait de travailler pour l’état (le bien commun) en plus de l’environnement. Je n’ai pas à me demander chaque jour si finalement je ne fais pas du greenwashing pour mon entreprise, c’est super important pour moi.

Petit coup d’œil à la boule de cristal : où te vois-tu dans quelques années, au niveau boulot ?

En contact permanent avec tous les maires de la région pour les aider à protéger ou restaurer des écosystèmes.

Retour vers le futur ! Tu reviens te murmurer à l’oreille au lycée, qu’est-ce que tu te dis ?

Continue !!!

Des conseils de lectures / écoutes / outils qui t’ont guidée vers ce premier job ?

Faire un service civique ou en commencer un pour ensuite pouvoir le vendre lors des entretiens d’embauche, c’est super, et ça donne de l’expérience.

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