Nahuel

Aujourd’hui, rencontre avec Nahuel Algeo, qui travaille au sein du Bureau d’études en environnement Ecodecision. Cette Pépite, par le biais d’un important travail de recherche et d’enquête, accompagne et conseille les acteurs de l’aménagement durable du territoire. Il a un conseil à donner aux futures pépites : « Pose-toi rapidement la question du sens, de ce qui te motivera à te lever chaque matin pour aller travailler, même les matins d’hiver quand il fait -5°C dehors ». 💤⏰

Retour sur les bancs du lycée, tu passes le bac… C’était quoi ton plan à ce moment-là ?

J’ai choisi la filière Scientifique au lycée car je n’étais pas mauvais en sciences. À l’inverse, je n’étais pas un grand littéraire, et on m’a toujours dit que la filière S offrait plus de débouchés par la suite.

À la sortie du Bac, mon plan c’était de rentrer à l’IFEPSA (Institut de Formation en Éducation Physique et en Sport) aux Ponts-de-Cé, et à côté de ce cursus commencer à donner des cours de tennis dans des petits clubs autour de chez moi. Tout ça pour finalement passer le diplôme d’État et devenir prof de tennis.

Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concerné par la transition pendant ta formation ?

WARNING : parcours chaotique en perspective 😅J’ai commencé par 4 années à l’IFEPSA (redoublement de la L3), pour au final abandonner sans avoir pu valider une licence. Ici, aucun lien avec la transition. Ensuite, 1 semestre en licence de Biologie à Belle-Beille, et toujours pas vraiment de lien avec la transition.

Enfin licence “Economie et Gestion”, parcours Economie à St Serges avec un cours en L3 qui concerne un peu la transition : “Économie de l’Environnement et des Ressources Naturelles » (meilleur cours de ma licence EVER, by the way).

À la suite de cette licence, j’ai fait un Master 1 “Risques et environnement parcours économie” à Paris 1 avec quelques cours orientés environnement et développement durable. Et puis un Master 2 “DDMEG” (Développement Durable, Management Environnemental et Géomatique) avec l’ensemble du programme axé environnement et développement durable, autour de 3 axes (géographie, droit et économie).

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

Le déclic a été un cours en 3ème année de Licence, intitulé « Économie de l’Environnement et des Ressources Naturelles ». Avant de suivre ce cours, je pensais me diriger vers des formations orientées analyse statistiques et économétrie (Études des relations quantitatives de la vie économique faisant appel à l’analyse statistique et à la formulation mathématique), car c’était le seul outil concret que nous avions vu durant notre cursus de licence, parmi le flot de cours très – voir trop – théoriques dispensés à l’Université… Mais il me manquait un peu un sens, un but lié à cet outil d’analyse.

Sens que j’ai pu trouver dans ce cours d’Économie de l’Environnement et des Ressources Naturelles, où j’ai découvert l’évaluation environnementale. Ça consiste à calculer les valeurs monétaires associées aux actifs naturels et environnementaux, traditionnellement dépourvus de prix de marché (littoral, forêt, etc.), dans le but de les préserver.

Comment as-tu trouvé ton job ?

J’ai trouvé mon job sur la plateforme Réseau-TEE, en répondant à une offre d’emploi.

On veut comprendre ce que tu fais ! Peux-tu nous décrire ta journée type de pépite ?

Mon travail est essentiellement administratif et rédactionnel. Dans une journée je peux réaliser du travail de recherche et de traitement d’informations socio-économiques, réaliser des bases de données, des analyses statistiques, cartographiques, rédiger des notes et des rapports.

Je suis également amené à faire des enquêtes auprès d’acteurs du territoire (collectivités, agriculteurs) autour de la thématique de la protection de la ressource en question.

Enfin, je participe à la relation avec le commanditaire (suivi, réunions de pilotage).

Quels sont les éléments de ton parcours qui s’avèrent les plus utiles dans ton job actuel ?
  • Les compétences bureautiques, car j’utilise énormément Excel.
  • Les compétences liées aux logiciels cartographiques (Qgis) que j’ai pu acquérir au début de mon M2, où durant 2 mois nous étions sur le campus de l’ENSG (Ecole Nationale des Sciences Géographiques) pour suivre des enseignements sur les fondamentaux théoriques sur l’information géographique, les systèmes d’information géographique (SIG) et les systèmes de coordonnées.
  • Pour finir, je dirais aussi les compétences d’analyses générales que l’on peut acquérir tout au long de nos études, via la lecture et l’analyse d’articles scientifiques qui nous permettent de développer notre capacité de compréhension, d’analyse, et de restitution d’un contenu.
Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Pour le moment je n’ai pas pu en profiter car je ne suis chargé que d’une seule étude, mais le point positif de ce travail est que les études que l’on réalise sont toutes différentes, et apportent leur lot de nouveautés. Ça limite le sentiment de routine. Pour chaque nouvelle étude on peut donc monter en compétences et en connaissances sur un nouveau sujet.

Le côté négatif vient selon moi du fait que c’est un travail très bureautique, et un peu solitaire, dans le sens où chaque chargé d’études travaille seul sur son/ses étude(s).

Retour vers le futur ! Tu reviens te murmurer à l’oreille au lycée, qu’est-ce que tu te dis ?
  • Attention ! La FAC c’est bien niveau ambiance, mais c’est beaucoup de théorie, et très peu de pratiqueLorsque tu choisis un cursus, regarde dès le début les débouchées, car souvent il y a une énorme différence entre l’enseignement dispensé et ce à quoi cela mène en termes de débouchées professionnelles.
  • Réalise le plus de stages et d’expériences professionnelles possible.
  • Pose-toi rapidement la question du sens, de ce qui te motivera à te lever chaque matin pour aller travailler, même les matins d’hiver quand il fait -5°C dehors, et que tu es bien au chaud sous ta couette.
  • Et pour finir, prend ton temps, trompe-toi, réoriente-toi, ne reste pas dans une formation par défaut si tu n’y trouves pas ton compte.
Des conseils de lectures / écoutes / outils qui t’ont guidé vers ce premier job ?

Les différentes plateforme qui recensent les jobs en Environnement et Développement Durable :

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