Couverture de l'article sur Maxime

Biologiste, naturaliste, professeur, parfois même jardinier, Maxime est membre de la Fondation Crees basée dans le parc national Manù, au cœur de la forêt amazonienne du Pérou !

Salut Maxime ! Peux tu nous expliquer qui tu es ? 

Salut ! Je m’appelle Maxime Chauveau, et je suis biologiste. Il y a peine plus d’un an, j’étais data engineer dans les télécom. Aujourd’hui, je travaille pour la Fondation Crees, installée au Pérou, au cœur de la jungle amazonienne !

Tu as fait quelle formation ? C’était ton premier choix ? 

J’ai commencé mes études avec une licence et un master en biologie. Pendant quelque temps, je me suis cherché, je voulais trouver un travail dans l’environnement, mais en vain. Je change alors de stratégie et je rejoins un master sur les “big data”. Je deviens data engineer, et je suis recruté dans les télécoms. En 2020, durant le COVID, j’ai une révélation : je veux voir jusqu’où je peux m’aventurer avec mon sac à dos ! Je tombe alors sur la Crees Fondation, et je suis accepté en tant que bénévole, puis en tant que membre officiel. 

Bien que la finalité de mon premier métier était très différente, mon expérience en analyse de données m’est très utile dans mon travail scientifique. 

J’ai envie de montrer qu’il est possible de vivre autrement que dans la société actuelle.” 

Centre scientifique de la Fondation Crees
Peux tu nous présenter la Fondation Crees ? 

La Fondation Crees est une organisation non gouvernementale péruvienne qui œuvre à l’éducation, à la conservation et à la promotion de la transition écologique. La fondation est située dans le parc national de Manú dans le sud-est du Pérou. L’ONG travaille sur la régénération de la forêt amazonienne, qui a été, par le passé, fortement dégradée par les activités humaines.

On essaye de comprendre comment cette forêt, dîtes « secondaire » se régénère et d’alarmer toutes les personnes qui viennent au centre de recherche”.

Parlons un peu de ton métier aujourd’hui ? Qu’est-ce que tu fais exactement ?
  • Je suis naturaliste : je fais de l’identification d’espèces animales et végétales, par la vue ou l’ouïe (les chants d’oiseaux, de singes et autres mammifères).
  • Je suis biologiste : je rédige des articles scientifiques, et lis des papiers de collaborateurs, pour me tenir informé des évolutions de la faune et de la flore.
  • Je suis professeur : je donne des cours à des étudiants qui viennent nous voir à la fondation. J’organise des workshops sur des sujets scientifiques précis.
  • J’entretiens un jardin bio partagé pour tendre vers l’autosuffisance au sein du centre.
La Fondation dispose de trois programmes (Recherche, Communauté Locale et Éducation). Peux tu nous dire dans laquelle tu exerces tes missions ? 

Je suis biologiste et passe 90% de mon temps dans la recherche scientifique et l’éducation et 10% de mon temps dans le travail avec les communautés locales. D’autres membres de l’ONG, travaillent à temps plein avec ces communautés (école et biogarden). 

Je suis immensément fier de ce que je fais, et je le fais pour le raconter. J’ai envie de le transmettre. C’est tellement puissant ce qu’on vit là-bas comme expérience”. 

Quels sont les défis que tu relèves quotidiennement ? Les difficultés que tu peux rencontrer ? 

La barrière de la langue me vient tout de suite à l’esprit. Nous accueillons au centre toutes les nationalités et il est parfois compliqué de comprendre tous ces accents. 

D’un point de vue plus global, en tant qu’ONG, nous aimerions faire vraiment plus pour l’environnement, mais nous sommes limités en ressources matérielles, humaines et financières. 

Quelle vision tu as sur l’avenir ? 

Lors de nos dîners, nous mangeons éclairée à la bougie. Certains membres du staff souhaitaient installer l’électricité dans les espaces de vie commune, mais j’ai milité contre.

En tant que scientifique, j’estime qu’il faut qu’on montre l’exemple, qu’il est possible de vivre autrement. Utiliser internet et l’électricité est une chose; mais pour son confort personnel en est une autre.Une autre manière de vivre est possible”.

Finalement, si tu pouvais donner un conseil et une ressource au toi de 18 ans, tu lui dirais quoi ?

Vis ta vie” On peut se dire qu’on est bloqué à certains moments de ta vie, pour pleins de raison, mais c’est faux.

Il y en a pleins, il faut juste se renseigner : Graine_de_possible sur Instagram ou Les Pépites Vertes (on vous jure, c’est Maxime qui l’a dit 😁).

Envie d’astuces pour trouver le métier qui vous correspond ? Rendez-vous ici !

Et n’hésitez pas à contacter Maxime, si vous avez d’autres questions !