Matthieu Lecrosnier

Matthieu Lecrosnier est un paysagiste curieux qui allie au quotidien travail et passion. Tel un vrai couteau-suisse, son job chez Brienne Jardin lui permet à la fois de travailler à la conception de paysages, mais aussi d’être acteur du changement. Et quand on lui demande de jeter un oeil à la boule de cristal, il nous répond qu’il aimerait être un personnalité influente dans le domaine environnemental au niveau d’une organisation publique, privée ou associative. C’est tout ce qu’on lui souhaite !

Retour sur les bancs du lycée, tu passes le bac… C’était quoi ton plan à ce moment-là ?

A cette époque là, mon idée était d’être architecte paysagiste.

Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concerné par la transition pendant ta formation ?

J’ai d’abord intégré un BTS aménagements paysagers au Lycée Angers le Fresne, puis l’école d’ingénieur AgroCampus Ouest Angers.

La transition est au cœur de ma formation depuis le début, car elle a un impact énorme sur le paysage.

Est-ce que tu as eu d’autres expériences à côté de tes études ?

J’ai réalisé plusieurs stages : un stage en agence d’architecture, un stage à la Ville de St Orens de Gammeville, un stage en entreprise de paysage et un stage dans un parc suédois a Malmö.

Je suis par ailleurs engagé dans plusieurs associations. A la fois Président et trésorier de l’UFEP (Union Française des étudiants du paysage), trésorier de Melting paysage (association d’Agrocampus Ouest) et trésorier et chargé de communication de l’AIHP (association des ingénieurs de l’horticulture et du paysage d’Agrocampus Ouest).

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

L’amour du végétal, des plantes et des arbustes, le fait que la nature vive et évolue de mille et une façons et de manière magique au fil des saisons.

Comment as-tu trouvé ton job ?

Sur un site dédié au monde du paysage, Emploi paysagiste.

On veut comprendre ce que tu fais ! Peux-tu nous décrire ta journée type de pépite ?

Mes journées sont partagées entre plusieurs activités. Je m’occupe de gérer des équipes qui entretiennent les espaces publics végétalisés de Paris en véhicule utilitaire électrique, de réaliser des devis et d’imaginer des jardins avec des végétaux de pépinières françaises. Enfin, j’établis également le planning et le suivi de chantier de manière numérique (fini le papier !).

Quels sont les éléments de ton parcours qui s’avèrent les plus utiles dans ton job actuel ?

Avant tout ma polyvalence (techniques, communication, numérique, logiciel) que je dois aux larges compétences acquises dans le cadre de mon profil d’ingénieur. Mais aussi mon expérience dans les associations et le réseau dans lequel je suis investi, les rencontres et échanges avec les professionnels plus âgés et expérimentés pour confronter notre regard différent.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Ce que j’aime le plus, c’est innover, penser de nouvelles techniques de travail pour gagner du temps, inscrire la société dans le monde électrique et dématérialisé, imaginer de nouveaux jardins et expérimenter de nouvelles manières de faire, communiquer sur les travaux réalisés, échanger avec mes équipes et les manager.

Ce que j’aime moins, c’est travailler sur des tâches redondantes de saisie, qui sont chronophages (Excel).

Petit coup d’œil à la boule de cristal : où te vois-tu dans quelques années, au niveau boulot ?

Dans quelques années, je me vois gérer une organisation environnementale, être directeur d’une section QSE/RSE (Qualité Sécurité Environnement / Responsabilité Sociale de l’Entreprise) au sein d’un organisme ou d’une entreprise. J’aimerais être un personnalité influente dans le domaine environnemental au niveau d’une organisation publique ou privée, mais également président d’une association d’envergure nationale voire internationale dans le domaine de l’environnement ou dans un autre domaine proche pour amener une autre vision et un dynamisme.

Retour vers le futur ! Tu reviens te murmurer à l’oreille au lycée, qu’est-ce que tu te dis ?

A cette époque, je n’aurais jamais pensé atteindre le niveau que j’ai aujourd’hui et que je serais ingénieur, investi comme je le suis, d’abord à l’UFEP puis à l’AIHP. Je ne pensais pas avoir autant d’ambitions d’évolution dans le secteur de l’environnement même si c’est un sujet d’actualité auquel je m’intéresse et pour lequel je suis passionné depuis le début.

Des conseils de lectures / écoutes / outils qui t’ont guidé vers ce premier job ?

Voyager, se balader dans les jardins, les parcs ornementaux ou naturels ou même sauvages. Découvrir. Observer, analyser ce qu’il y a au plus près de chez vous pour comprendre le milieu et la manière dont il s’organise et il vit. Lire des manuels de biologie. Les documentaires d’Arte et de France 5 sont également intéressants pour comprendre la façon dont la nature est intelligente, rusée et extraordinaire avec les mécanismes qu’elle a mis en place. Mais aussi se rendre compte de sa fragilité. Étudier. Être curieux, pour avoir un regard critique et analytique. Il n’y a pas qu’une seule vérité.

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