Mathilde, chargée de mission dans l'économie circulaire

Mathilde Crônier travaille en tant que chargée de mission au sein de l’intercommunalité Centre Morbihan. Elle nous raconte comment elle s’investit aujourd’hui pour faire prendre le tournant de l’économie circulaire à son territoire. Son conseil pour les futurs acteurs de la transition ? Avoir confiance en ses envies, se nourrir de la diversité de ses expériences et de ses rencontres. Découvrez comment elle change les choses à son échelle, avec enthousiasme et optimisme !

Retour sur les bancs du lycée, tu passes le bac… C’était quoi ton plan à ce moment-là ?

Je passe un bac S, avec des notes assez basses en maths et en physique-chimie, mais j’étais au taquet sur la SVT. Après l’obtention du bac, mon plan c’est d’aller dans une fac de biologie pour devenir ensuite glaciologue ou océanologue. Je rêvais de faire un travail qui nécessite d’aller 6 mois sur un bateau étudier et lutter contre les impacts du dérèglement climatique. Bon clairement, ça ne s’est pas passé comme prévu !

Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concerné par la transition pendant ta formation ?

Après mon bac S, j’ai donc intégré la faculté de biologie de Vannes, mention Sciences de la Vie et de la Terre. Après moults efforts, j’arrive quand même à avoir ma licence – avec mention assez bien s’il vous plaît. J’ai ensuite décidé de faire une licence pro Génie de l’Environnement et du Développement Durable à Caen, car je souhaitais avoir une formation professionnalisante et plurithématique pour m’ouvrir le plus de portes possible.

Est-ce que tu as eu d’autres expériences à côté de tes études ? (stages, alternances, bénévolat…)

Pendant l’intégralité de mon parcours j’ai fait différents stages pour bien me familiariser avec le monde du travail et découvrir différents métiers. Parce que la fac, c’est pas la filière la plus professionnalisante qui existe.

J’ai donc fait des petits temps de stages volontaires dans plusieurs structures : une école primaire pour enseigner les sciences, un parc naturel régional pour suivre l’évolution d’une espèce d’oiseau, une association de séjour vacances pour faire des animations nature avec des enfants… J’ai aussi fait deux stages obligatoires à la fin de mes deux licences, dans un parc éco-touristique en Mayenne, Echologia, et au sein du programme Eco Ecole, un label européen de développement durable pour les établissements scolaires. En parallèle de tout ça, j’étais engagée dans des associations étudiantes pour dynamiser le campus et le parcours scolaire des étudiants.

A la fin de mes études, je me suis rendu compte que j’avais de bonnes connaissances théoriques et pratiques mais rien en ce qui concerne le développement économique et le fonctionnement des entreprises. J’ai donc réalisé un service civique d’un an en tant que chargée de promotion de l’économie sociale et solidaire au sein du pôle E2S de Vannes.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

J’ai toujours voulu faire un travail en rapport avec la « sauvegarde » de la nature. Petite je voulais être vétérinaire et héberger tous les animaux malades. Vu que mes notes n’ont pas suivi mon rêve d’enfant, je me suis orientée vers la biologie et la science du vivant. Après, ça a été la grande découverte de ce que c’est vraiment la transition écologique.

J’ai quand même eu un déclic pendant mon parcours, mais il concernait plutôt l’intérêt de connaître le fonctionnement du monde économique pour pouvoir l’embarquer, lui aussi, dans cette démarche de transition.

On veut comprendre ce que tu fais ! Peux-tu nous décrire ta journée type de pépite ?

Je travaille au sein d’une intercommunalité pour le déploiement d’un programme sur le développement de l’économie circulaire. Très concrètement je fais un travail de sensibilisation, de formation et de mise en réseau des acteurs éco-engagés, ou pas encore, du territoire. J’assiste à ou j’organise des réunions, je rencontre des porteurs de projets, je fais du travail administratif pour développer des actions que je dois mener (mails, planning, dossiers, indicateurs, plan de communication…), je crée de nouveaux outils de suivis, je planifie des évènements…

Ça fait pas sexy comme ça, mais c’est passionnant car je crée un terreau favorable sur un territoire pour faire émerger plein de projets éco-responsables. En plus, j’ai la chance d’intervenir sur plusieurs thématiques – bâtiments durables, gestion des déchets, énergies renouvelables, alimentation durable, développement économique – donc j’apprends constamment de nouvelles choses.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Ce que j’aime le plus c’est la diversité des actions thématiques et les rencontres que je fais. C’est tellement chouette d’être au contact de personnes qui s’impliquent pour faire avancer les choses à des petites ou plus grandes échelles, de pouvoir aider et accompagner des porteurs de projets, de faire évoluer les mentalités de certains élus ou directeurs d’entreprises !

Ce que j’aime le moins c’est le fait de passer beaucoup de temps sur un ordinateur. Cependant, c’est compensé par le fait que je bouge beaucoup au cours de ma semaine.

Retour vers le futur ! Tu reviens te murmurer à l’oreille au lycée, qu’est-ce que tu te dis ?

Aie confiance en toi, en tes envies, en tes passions. Continue d’aller vers les autres, de rencontrer plein de personnes différentes et ne doute pas de tes choix. Au pire tu te prends une porte fermée, mais ce n’est pas grave : il y en aura une autre d’ouverte à côté.

Des conseils de lectures / écoutes / outils qui t’ont guidé vers ce premier job ?

Le documentaire Sables, enquêtes sur une disparition m’a particulièrement affectée et motivée à continuer dans ma voie !

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