Marie, 23 ans, experte sustainability chez Kanopé Impact

Avoir un impact positif après avoir fait une école de commerce ? Marie n’y croyait plus, jusqu’à ce qu’elle trouve sa voie : l’investissement à impact. Découvrez le parcours original de notre Pépite voyageuse et polyglotte qui accompagne les entrepreneurs de la transition chez Kanopé Impact.

Quand on lui demande un conseil d’oritentation, elle nous dit : « Il n’y a pas de « bonne voie » mais une bonne voie pour chacun, il faut surtout tout faire pour apprendre à mieux se connaître et découvrir ses envies, centres d’intérêts, passions, etc. »

Retour sur les bancs du lycée, tu passes le bac… C’était quoi ton plan à ce moment-là ?

Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire, ni de ce que je voulais étudier. Plutôt bonne élève au long de mon parcours, je me suis orientée vers des études très généralistes. J’ai fait un double bachelor de commerce et relations internationales à l’IE Business School de Madrid, afin d’avoir des opportunités à la fois dans le monde de l’entreprise et dans le monde de la politique.

Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concernée par la transition pendant ta formation ?

C’est durant la deuxième année de mes études et une convergence d’événements (crise migratoire, visionnage du documentaire Demain, séjour en Woofing dans une ferme de permaculture) que j’ai pris conscience de l’ampleur du problème et que j’ai voulu « faire quelque chose ». Pendant longtemps je sentais que ma formation n’était pas adéquate et que je ne pourrais pas avoir un impact positif en faisant une école de commerce, jusqu’à ce que je découvre l’investissement à impact.

Est-ce que tu as eu d’autres expériences à côté de tes études ?

Oui, des expériences de bénévolat dans des fermes via Woofing, grâce auxquelles j’ai beaucoup appris. J’ai aussi fait un stage en microfinance et j’ai eu un job étudiant dans une startup qui aidait les startups à impact à trouver des financements.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

D’abord, mes parents : une maman infirmière et très touchée par les questions sociales et un papa fan de nature.

Ensuite, mon parcours atypique et mon adolescence passée au Brésil où j’ai vu des inégalités profondes et injustes au quotidien ainsi qu’un mépris de l’environnement si riche qui les entoure.

Et surtout, mes études de relations internationales, qui m’ont fait prendre conscience de tous les problèmes systémiques qui existent et m’ont donné envie de faire bouger les choses.

Comment as-tu trouvé ton job ?

Je l’ai trouvé grâce à une offre de stage sur LinkedIn. Je n’étais pas disponible pour la période indiquée mais j’étais tellement fan du concept de Kanopé et le profil recherché me correspondait, donc j’ai fait une candidature libre et tout a bien fini.

On veut comprendre ce que tu fais ! Peux-tu nous décrire ta journée type de pépite ?

Je m’informe sur les innovations dans le monde, les lois qui changent, les nouveaux modèles économiques… Je suis en contact avec nos clients afin de comprendre dans quel secteur ils souhaitent avoir un impact, j’échange beaucoup avec les entrepreneurs afin de comprendre leur projet et le type d’investisseurs qu’ils recherchent.

Je participe aussi à la construction de Kanopé qui est encore une petite structure (communication, process réglementaires, mise en place de la certification B Corp…)

Quels sont les éléments de ton parcours qui s’avèrent les plus utiles dans ton job actuel ?

J’ai eu la chance de partir à l’étranger très jeune avec ma famille, les langues (j’en parle 4) sont donc un atout non négligeable.

Ma passion pour le développement durable (ce que j’ai lu, les évènements, le réseau) m’aide beaucoup aussi, pour détecter le greenwashing et avoir des conversations enrichissantes avec nos clients.

Ma capacité d’adaptation enfin, étant donnée notre petite taille et le quotidien à la start-up où il y a toujours pleins de choses à faire et jamais les mêmes.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Ce que j’aime le plus : rencontrer des entrepreneurs qui contribuent aux solutions des grands enjeux.

Ce que j’aime moins : devoir souvent travailler seule parce qu’on est une équipe encore petite et qu’on a tous plein de choses à faire.

Parlons CASH ! Quel est pour toi l’équilibre idéal entre sens & rémunération ?

Pour moi c’était important de pouvoir bien vivre et de ne plus dépendre de mes parents. Je considère être plutôt bien payée pour un premier job, ce que j’apprécie par dessus tout c’est les « avantages nature » : les conditions de travail (beaucoup de liberté), mes collègues avec qui j’apprends beaucoup chaque jour, des bureaux vraiment chouettes, un travail qui a du sens.

Retour vers le futur ! Tu reviens te murmurer à l’oreille au lycée, qu’est-ce que tu te dis ?

Je me conseillerais surtout d’écouter mes intuitions, et de persévérer dans les matières ou disciplines qui m’intéressent et dans lesquelles je me sens bien, car c’est comme ça qu’on est le meilleur, et le plus utile à la société !

Il n’y a pas de « bonne voie » mais une bonne voie pour chacun, il faut surtout tout faire pour apprendre à mieux se connaître et découvrir ses envies, centres d’intérêts, passions, etc. Et aussi, se laisser le droit de les faire évoluer en fonction de sa progression propre.

Des conseils de lectures / écoutes / outils qui t’ont guidée vers ce premier job ?

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