Maëlys, 26 ans, analyste à l'ONU dans le tourisme et le textile

Pour Maëlys Nizan, c’était un peu l’évidence de travailler dans la transition écologique. Mais elle n’aurait sans doute pas imaginé que cela la mènerait aux Nations Unies à 26 ans !

Après une prépa, elle rejoint Sciences Po Grenoble et fait ses études autour du monde, de l’Écosse à l’Australie. C’est suite à un stage à l’UNEP, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, qu’elle sait avoir trouvé sa place.

Celle qui travaillait ses étés dans un office de tourisme travaille maintenant analyste à l’ONU dans le tourisme et le textile durables.

Elle y met aujourd’hui à profit sa capacité d’adaptation si bien qu’elle peut faire dans la même journée du design ou du conseil pour les gouvernements.

Au moyen d’actions très variées, elle voit ses projets aboutir et avoir un impact global dans différents pays ! 🍃

Retour sur les bancs du lycée, tu passes le bac… C’était quoi ton plan à ce moment-là ?

C’était le grand saut dans l’inconnu… Il y avait tellement de matières qui m’intéressaient que c’était compliqué de choisir. Je souhaitais être journaliste au collège, puis vétérinaire car j’ai toujours eu une passion pour les animaux. Finalement, un professeur m’a présenté Sciences Po en seconde et je me suis dit « pourquoi pas essayer? », même si je n’y croyais pas beaucoup je dois l’avouer.

Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concernée par la transition pendant ta formation ?

J’ai intégré Sciences Po Grenoble après une prépa B/L à Nantes. En deuxième année de Bachelor, je suis partie à Edimbourg à la Napier University et en M1 à Perth en Australie dans une fac qui me manque toujours ! La nature, les animaux présents sur le campus en Australie, ça a forcément influencé mon parcours ! Si on ajoute à ça la verdure et les montagnes de Grenoble, je ne pouvais qu’atterrir où je suis actuellement…

Est-ce que tu as eu d’autres expériences à côté de tes études ?

J’ai travaillé dans un office de tourisme pendant deux ans l’été, c’était une super expérience. J’ai adoré le contact avec les touristes et les rencontres faites. J’ai beaucoup appris aussi sur un territoire que je pensais pourtant connaître sur le bout des doigts. Mais il y a toujours mille trésors cachés autour de soi !

J’ai aussi fait un stage de fin d’études à l’UNEP (United Nations Environment Program, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement) où l’ambiance entre stagiaires était vraiment géniale, j’avais l’impression de refaire un Erasmus avec toutes les nationalités mélangées. Le fait que nous étions tous dans le même bureau qu’on appelait le donjon a donné un petit côté auberge espagnole – on avait une devise d’ailleurs « Ce qui se passe au donjon, doit rester au donjon » et une carte du monde avec nos photos. J’en garde de très bons souvenirs, ce fut très formateur. J’ai également enseigné dans une classe en Australie, les élèves étaient adorables.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

Mon premier stage à l’UNEP en 2018 a tout changé. Ce fut un véritable déclic d’être entourée d’experts du sujet et leur passion m’a vraiment donné envie de poursuivre dans cette voie. Mais j’ai toujours été concernée par la transition, de par ma famille et là où j’ai grandi. C’était comme une évidence.

Comment as-tu trouvé ton job ?

Je l’ai trouvé sur le site des carrières de l’ONU en réponse à une offre.

On veut comprendre ce que tu fais ! Peux-tu nous décrire ta journée type de pépite ?

Beaucoup, beaucoup de Zoom calls et de messages sur MS Teams.

En vrai, c’est très varié ! J’aime beaucoup dans mes journées le côté créatif de la comm‘, comme le design et la création de vidéos par exemple, et le mélange avec le côté très organisé de la gestion de projet, l’aspect plus technique quand on revoit des politiques publiques et devons conseiller les gouvernements. Aucune journée ne se ressemble, c’est ça qui est sympa ! On travaille dans 4 pays et notre siège se trouve dans un 5ème donc c’est une richesse de pouvoir interagir chaque heure avec des gens partout dans le monde. Pas contre, avec le décalage horaire, ça veut aussi dire que les messages ne s’arrêtent jamais, même en plein milieu de la nuit. Ca fait partie du jeu !

Quels sont les éléments de ton parcours qui s’avèrent les plus utiles dans ton job actuel ?

La pluridisciplinarité et la côté touche-à-tout qu’on apprend à Sciences Po. C’est très utile malgré ce qu’on peut en penser et dire au début. Croyez-moi ça sauve de bien des situations !

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Le plus ? Les collègues, le fait de voir des projets aboutir et avoir de vrais impacts dans le monde, les deux sont super gratifiants !

En plus comme je le disais, j’adore la multiplicité de tâches dans mon métier : dans une journée, je peux écrire un communiqué de presse, revoir une politique publique, diriger un graphiste, concevoir un budget, organiser une interview avec les médias ou être appelée afin de suggérer une idée de campagne de façon instantanée. En résumé, c’est souvent très chargé et intense mais jamais ennuyeux.

Le moins? Je dirais la lenteur pour faire bouger les choses au sein d’une grande organisation, même si c’est indispensable afin d’avoir de véritables garde-fous !

Petit coup d’oeil à la boule de cristal : où te vois-tu dans quelques années, au niveau boulot ?

L’avenir le dira, je n’aime pas faire de plan au-delà de plusieurs mois. Dans la comm, on est forcés d’être dans l’instant présent, timing oblige. J’ai tendance à faire confiance au destin. Mais sûrement quelque part à l’étranger.

Retour vers le futur ! Tu reviens te murmurer à l’oreille au lycée, qu’est-ce que tu te dis ?

YALLA ! Fonce, ne sur-analyse pas tout et n’aie pas peur, même si je sais qu’en ce moment tu ressens et fais tout le contraire. Mais ce n’est pas grave, tu apprendras. J’ai tendance de plus en plus à penser en avançant que ce qui doit arriver, arrivera…

J’aime beaucoup cette citation d’André Char : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront”

Des conseils de lectures / écoutes / outils qui t’ont guidées vers ce premier job ?

Pour commencer, je recommanderai la chaîne YouTube de Mike Horn, le compte Instagram Bindi Irwin, et le documentaire A life on our planet de David Attenborough sur Netflix. Ensuite, il y a plein de livres qui m’ont guidée dans cette voix !

La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben

Confessions d’un entrepreneur pas comme les autres de Yvon Chouinard (Let My People Go Surfing: The Education of a Reluctant Businessman)

Ma vie sur la route de Gloria Steinem

In the Shadow of Man de Jane Goodall

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