Lola Gouiffes

Lola Gouiffes l’a toujours su : elle voulait travailler sur les sujets écologiques. Plusieurs étapes de son parcours l’ont par la suite confortée dans son choix de s’engager avec celles et ceux qui luttent pour la protection du climat.

Quand on lui demande ce qu’indique la boule de cristal, elle répond « je me vois dans une ONG sur le climat, à râler encore sur les politiques, et à rassembler des gens de tous les pays pour faire avancer la solidarité et l’entraide face à ce qui nous attend. »

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Retour sur les bancs du lycée, tu passes le bac… C’était quoi ton plan à ce moment-là ?

A ce moment-là, je ne savais pas trop quoi faire. J’ai une amie qui voulait faire Sciences Po et pensait déjà au master environnement… Une visionnaire! Moi je n’en n’étais pas totalement sûre à l’époque, mais toutes ses idées m’ont inspirée. Faire Sciences Po c’était me permettre d’étudier plein de matières différentes pour découvrir ce qui me faisait le plus envie. Je n’ai pas regretté !

Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concernée par la transition pendant ta formation ?

Oui, j’ai toujours été intéressée par les sujets écologiques dont on parlait beaucoup en famille, donc j’ai pris des cours sur certains sujets. Il y a eu notamment un cours en deuxième année d’études sur la COP21 qui m’a énormément inspirée. Mon prof de l’époque est d’ailleurs devenu mon maître de stage de fin d’études! Grâce aux deux profs j’ai exploré toutes les facettes du sujet écologique, et j’ai su que je voulais bosser là-dedans. Ensuite, le master Environmental Policy, dans l’Ecole des Affaires Internationales de Sciences Po, m’a permis de me spécialiser et d’affiner ma formation sur les sujets environnementaux.

Est-ce que tu as eu d’autres expériences à côté de tes études ?

J’ai eu quelques expériences de bénévolat à l’université, et puis j’ai aussi commencé à travailler pour Greenpeace à côté de mes études. Mon rôle consistait à recruter des adhérents pour l’association (les bonhommes verts dans la rue, c’était moi et mes collègues de l’époque). Cela a beaucoup participé à mon engagement, j’ai aussi été bénévole pour Greenpeace en Argentine lors de mon échange, puis à mon retour en France.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

Finalement, c’était assez ancré en moi de vouloir bosser sur les thématiques écologiques, mais le déclic c’est le stage de fin d’études, chez I4CE. Ce stage m’a fait découvrir l’environnement professionnel du climat et la rigueur de la recherche. J’ai travaillé sur une étude du panorama des financements climat qui m’a permis de mieux connaître l’économie française et le monde de la finance. J’ai beaucoup appris de mes collègues et j’ai ainsi pu connaître un domaine intéressant. J’étais entourée de personnes engagées et brillantes. J’ai découvert le petit monde du climat au niveau professionnel et je me suis familiarisée avec. Ce stage a vraiment confirmé mon envie de travailler sur les enjeux du changement climatique.

Comment as-tu trouvé ton job ?

Mon job, je l’ai trouvé grâce à une offre. Un an avant j’avais déjà postulé pour un stage dans la même équipe que je n’avais finalement pas fait. Ils se sont rappelés de moi, et ça a marché !

On veut comprendre ce que tu fais ! Peux-tu nous décrire ta journée type de pépite ?

Je travaille dans une ONG, donc ce que je fais au quotidien c’est surtout du travail en lien avec les autres associations, les partenaires à l’international, les collègues de l’association dans les autres pays. Il y a de la rédaction, des réunions et plein d’autres choses !

Quels sont les éléments de ton parcours qui s’avèrent les plus utiles dans ton job actuel ?

Les éléments du mon parcours qui me semblent les plus utiles c’est d’abord le réseau, parler des langues étrangères, savoir se rassurer sur ses capacités, s’entraider avec les équipes, et anticiper les moments de rushs.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Ce que j’aime le plus c’est l’humain, le travail d’équipe! On apprend beaucoup de choses les uns des autres, et être avec des collègues qui nous estiment c’est très important. Le sujet aussi importe, car c’est ce qui nous fait nous lever le matin. Ce qui est difficile c’est d’avoir la sensation que même si on se démène, le changement climatique avance plus vite que nous alors parfois il faut se remotiver.

Petit coup d’œil à la boule de cristal : où te vois-tu dans quelques années, au niveau boulot ?

Je me vois dans une ONG sur le climat, à râler encore sur les politiques, et à rassembler des gens de tous les pays pour faire avancer la solidarité et l’entraide face à ce qui nous attend.

Retour vers le futur ! Tu reviens te murmurer à l’oreille au lycée, qu’est-ce que tu te dis ?

Je me dirais que même si on n’est pas très ambitieux, on y arrive et on trouve un endroit où il fait bon travailler, et c’est important de se dire que rien n’est figé et qu’on peut toujours changer de cap si on se trompe sur un poste, un endroit où vivre ou travailler.

Des conseils de lectures / écoutes / outils qui t’ont guidée vers ce premier job ?

Mon conseil c’est de s’intéresser aux médias, pour entendre parler ceux qui nous inspirent au quotidien ! Il faut aussi avoir des lectures croisées, qui vont des économistes aux collapsologues, pour se faire une idée de ce qui nous attend, même si ça peut être effrayant. Aussi je conseille le podcast Émotions, qui parfois aborde la question du travail indirectement et qui est instructif, de la confiance en soi et d’autres sujets instructifs.

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