Guillaume, 21 ans, freelance engagé en communication digitale

Pourquoi attendre d’être diplômé pour agir ?

Ne trouvant pas de réponse à cette question, Guillaume s’est lancé en freelance en parallèle de ses études. Il travaille aujourd’hui dans la communication digitale, notamment auprès de l’association Les Têtes Chercheuses et d’Enactus.

Portrait d’une Pépite plus consciente que jamais de changer notre modèle.

Retour sur les bancs du lycée, tu passes le bac… C’était quoi ton plan à ce moment-là ?

A l’époque, je voulais faire un DUT Gestion des Entreprises et des Administrations, que j’ai eu, puis un Master en développement de projets internationaux.

Ça c’était le plan scolaire, en y intégrant le plus possibles d’expériences à l’étranger, car j’étais déjà très attiré par ça.

Professionnellement, je me voyais bien intégrer un cabinet de consulting en marketing pendant une dizaine d’années, puis ouvrir le mien pour pouvoir monter mon équipe, choisir les projets sur lesquels j’aurais travaillé. J’étais particulièrement attiré par le développement de réseaux de franchises.

Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concerné par la transition pendant ta formation ?

Après mon Bac Économique et Social, j’ai fait ce DUT Gestion des Entreprises et des Administrations, car j’avais besoin de nouveauté et de concret. Ca m’a permis de découvrir de nombreux pans de la gestion d’entreprise, et ça a confirmé mon intérêt pour le marketing. Promouvoir une entreprise, ça me disait bien.

J’ai ensuite fait une 3e année de licence en « Sciences de Gestion parcours International », ce qui ne m’a honnêtement pas tant servi. C’est cette année que j’ai découvert l’entrepreneuriat social.

Ensuite, j’ai enchaîné sur un Master en Marketing, un peu par défaut, car ça me permettait de valider un diplôme tout en restant très investi dans l’associatif et continuer l’entrepreneuriat.

Est-ce que tu as eu d’autres expériences à côté de tes études ?

En DUT 1, j’ai fait un stage qui consistait en une action de bénévolat, 6 jours sur 7 dans un magasin OXFAM à Swansea, Pays de Galles.

En DUT 2, un autre stage dans une entreprise qui faisait de la vidéo pour les pros m’a permis d’appliquer concrètement les concepts marketing en accompagnant le lancement d’une nouvelle offre. Ca m’a permis de comprendre ce que j’attendais dans mon travail, de l’autonomie, et qu’être libre d’être force de proposition était essentiel.

Niveau associatif, c’est en L3 que j’ai rencontré Enactus (Association internationale pour l’entrepreneuriat social chez les étudiants). J’ai donc mené avec un groupe un projet qui avait vocation à accompagner les artistes nantais dans leur professionnalisation, et puis j’ai présidé l’association tout en étant dans une position de conseiller pour 3 projets comme celui que je menais l’an passé : un projet de revalorisation du textile, un de sensibilisation à la pollution marine, et un autre de sensibilisation à un mode de vie plus éco-responsable.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

L’idée qu’un étudiant n’avait pas besoin d’attendre la fin de ses études pour faire une différence à son échelle m’a conquis. Apprendre en entreprenant, entreprendre en apprenant, je suis fan du concept. Le véritable plus, c’est d’être entouré de personnes dynamiques qui partagent de belles valeurs.

A partir de là j’ai créé ma micro-entreprise et je me suis rapproché d’acteurs de l’ESS pour contribuer à ma manière.

Comment as-tu trouvé ton job ?

Je suivais Les Têtes Chercheuses sur Instagram, on avait échangé brièvement, et puis ils ont annoncé qu’ils cherchaient quelqu’un pour les aider sur la comm. J’ai répondu, on s’est vus, et c’était parti !

On veut comprendre ce que tu fais ! Peux-tu nous décrire ta journée type de pépite ?

Étant encore en partie étudiant pour une courte durée, j’ai plusieurs cours chaque jour.

Sur mes temps libres, j’organise mes temps de travail avec mes différents clients, selon si ce sont des réunions, ou du temps de création de mon côté. On fait en fonction des agendas communs, et je travaille seul après, ça peut se faire sur ma pause à midi, avant ou après les cours, le soir après le basket.

Quels sont les éléments de ton parcours qui s’avèrent les plus utiles dans ton job actuel ?

Je pense qu’il y a deux éléments majeurs. Ma formation de DUT très concrète m’a apporté des outils de compréhension globale que j’ai ensuite développés par la mise en application que représentait l’entrepreneuriat social avec Enactus. Que ce soit la réalisation d’un Business Model, la recherche puis gestion de partenaires, l’organisation d’événements, la communication digitale et la gestion d’équipe, ce sont des outils que j’utilise au quotidien désormais !

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Ce que j’aime, c’est travailler avec des gens passionnés, ouverts d’esprit, et avides de changement. On a tous à apprendre les uns des autres, et j’apprends quotidiennement de mes partenaires.

Le plus dur, à mon échelle, c’est d’être limité par le temps que l’on peut allouer aux projets.

Quelle est pour toi la balance entre sens et argent ?

A la base, j’avais tellement envie de contribuer que j’aurais pris une rémunération très faible. Venant de l’associatif, je n’avais pas nécessairement d’attentes en termes de finance, si ça pouvait signifier travailler sur un projet qui allait créer de la valeur pour les autres.

Aujourd’hui, je choisis mes opportunités en fonction de différents facteurs. Le sens vient toujours en premier avec les gens, ensuite il y a ma marge de manœuvre avec la force de proposition, l’argent n’est pas la priorité, seulement il peut faire pencher la balance entre deux opportunités équivalentes sur les autres critères.

Petit coup d’oeil à la boule de cristal : où te vois-tu dans quelques années, niveau boulot ?

J’espère avoir accompagné et continuer à accompagner de nombreuses structures, initiatives de l’ESS, et partager mon expérience avec les jeunes étudiants, pour les inciter à être acteurs du changement à leur tour, de la manière qu’ils souhaitent.

Retour vers le futur ! Tu reviens te murmurer à l’oreille au lycée, qu’est-ce que tu te dis ?

Tu t’ennuies, tu n’apprends rien, mais ne t’inquiète pas, ça arrive. Encore mieux que ce que tu espères, tu vas découvrir des gens fascinants et des possibilités que tu n’imagines pas encore.

Des conseils de lectures / écoutes / outils qui t’ont guidée vers ce premier job ?

Le Ted Talk de Panayotis Pascot à McGill

Le podcast « La leçon » de Pauline Grisoni avec Hapsatou Sy

Le compte insta de Maëlane @Rocket.tonbusiness

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