Théo, 23, ingénieur en mobilité électrique

Nouveau portrait d’un jeune pro qui fait la transition écologique. Aujourd’hui c’est Théo, 23 ans, ingénieur développement mobilité électrique qui nous parle de son métier.

C’est au sein de la Junior-Entreprise de son école que Théo a eu une révélation. En réalisant une étude de marché autour de la transition énergétique et de la mobilité décarbonée, il a découvert un secteur d’activité qui lui permettait de mettre ses compétences au service de la transition.

Quel parcours, quelles compétences et quel impact ? Cette semaine, on apprend avec un professionnel les enjeux de son métier !

Hello Théo ! Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concerné par la transition pendant ta formation ?

Le bac en poche, je suis parti directement pour une prépa scientifique PTSI-PT donc plutôt orientée sciences industrielles, c’est ce qui me plaisait le plus à ce moment-là. Après avoir réussi mon concours au bout des deux ans, j’ai suivi la voie logique qu’est de rentrer en école d’ingénieur et plus précisément aux Arts et Métiers à Bordeaux. Pour ma dernière et troisième année en école d’ingénieur je voulais voir autre chose que de la technique, c’est pour ça que j’ai choisi de faire un double diplôme avec l’IAE d’Aix Marseille, en Master Management Général des entreprises. Cette dernière année était en plus de ça en alternance.

Concernant la transition, j’ai toujours été intéressé par le sujet. Depuis petit, je voulais faire un job qui fasse bouger les choses, qui œuvre pour la société de demain.

J’ai eu énormément d’expérience grâce à la vie associative de mon école. L’objectif de mon implication dans des assos venait du fait que je voulais absolument me développer dans des domaines qui n’avait rien à voir avec ma formation technique d’ingénieur. C’est de là qu’est venu mon envie de rejoindre le pôle Relations extérieures, communication et RH dans différentes assos. J’ai donc pu énormément apprendre en terme de démarchage, recherche de subvention et communication interpersonnelle. D’un point de vue professionnel, c’est de loin mon alternance qui m’a le plus apporté.

Pendant ses études, Théo a eu de nombreuses expériences professionnelles grâce aux associations de son école. Les associations sont des milieux très formateurs, notamment parce qu’il s’agit de savoir gérer plein de choses à la fois et souvent d’apprendre sur le tas. S’engager dans des associations sur des sujets différents des matières étudiées en classe permet de diversifier ses compétences.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

J’ai toujours eu envie au fond de moi de faire un travail engagé. Je ne me voyais pas travailler dans un domaine qui ne s’impliquerait pas dans la transition énergétique. Pour ce qui est du vrai déclic, ce qui m’a complètement conforté dans mon choix, c’est l’étude de marché proposée par la Junior-Entreprise de mon école. Cette étude avait pour thème les bornes de recharge pour véhicule électrique en entreprise. Je ne connaissais rien à ce domaine, pourtant, en plongeant dans toutes ces problématiques autour de la transition énergétique et de la mobilité décarbonée, j’ai enfin compris ce que je voulais vraiment faire dans la vie, œuvrer pour la transition.

Les Junior-Entreprises sont des associations étudiantes implantées dans les écoles. Elles permettent aux étudiants de mettre en pratique l’enseignement théorique qu’ils reçoivent et constituent une passerelle entre les études et l’entreprise, au service de l’insertion professionnelle des étudiants. Au sein de la Junior-Entreprise, Théo a participé à une étude réalisée pour Proviridis, entreprise dans laquelle il fera ensuite une alternance: “Le courant était tellement bien passé que j’ai finalement obtenu mon premier job en continuant chez eux.”

J’ai dégoté mon job en grande partie grâce au réseau. Les Arts et Métiers possède un réseau Alumni très actif (34 000 adhérents) et très solidaire. Cela fait partie des valeurs que nous inculque notre période d’intégration, toujours aider son prochain Gadz’Arts (ancien élève des Arts et Métiers).

On veut comprendre ce que tu fais ! Comment ça se passe au quotidien ?

Mes journées se suivent mais ne se ressemblent pas ! En tant qu’ingénieur développement mobilité électrique, mon métier consiste à développer notre offre de borne de recharge pour véhicules électrique. Mais derrière cet objectif se cache des missions variées ! Prospection de clients, de fournisseurs au travers de salons et rencontres (étranger ou non), veille technologique et règlementaire, analyse concurrentielle, analyse de marché,… Mon quotidien est très rythmé et ne s’arrête jamais !

Quelles sont les compétences d’un ingénieur développement mobilité électrique ?

Les compétences les plus utiles dans mon job sont sans équivoque ma capacité à m’adapter rapidement, compétence que j’ai pu développer en prépa. La communication interpersonnelle et de manière générale, la capacité à développer du relationnel sont également extrêmement importants.

Dans le cadre de son travail, Théo utilise aussi ses compétences techniques et analytiques. Sa capacité à développer son réseau, gérer des projets et créer des partenariats avec les acteurs du secteur sont centrales.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Ce que j’aime le plus dans mon job c’est les rencontres et apprendre des autres. Il n’y a pas un jour sans que je ne découvre de nouvelles choses au sujet de la mobilité décarbonée ou que je rencontre de nouvelles personnes quelles qu’elles soient. Ce que je trouve le plus difficile, c’est l’organisation. Il y a tellement de choses à faire dans ma mission que si on ne fait pas attention on se retrouve vite débordé ! Mais ça fait partie du jeu et ça amène un vrai challenge !

Parlons cash ! Ca paye bien, ingénieur développement mobilité électrique ?

Théo se dit bien rémunéré dans son premier job et explique l’importance d’un bon salaire :

Pour moi il est important d’être rémunéré à sa juste valeur. C’est un critère important pour montrer que l’on est valorisés et que notre entreprise sait ce qu’on vaut. En dehors de ça, avoir un job qui a du sens est crucial selon moi. Notre job va prendre une grande partie de notre vie, si celui ci est dénué de sens alors on ne fait que perdre notre temps.

Et pour finir, petit coup d’oeil à la boule de cristal ! Où est-ce que tu te vois dans quelques années ?

Dans quelques années je me vois toujours dans la même boîte, je m’y sens tellement bien ! C’est surtout d’un point de vue responsabilités : je me vois vraiment manager des gens, suivre toujours ce projet autour de la mobilité électrique qui se sera énormément développé et représentera une part importante des activités de l’entreprise.

La mine d’or de notre pépite:

Les livres de développement personnel, une révélation !

Surtout « Père riche père pauvre » de Robert Kiyosaki et Sharon Lechter et « Réfléchissez et devenez riche » de Napoléon Hill.

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