Sensibilisée d’abord par ses ami.e.s aux enjeux de transition écologique, Cloé prend vraiment conscience de l’urgence en participant à des journées dédiées au nettoyage des plages, en Grèce.

Aujourd’hui, elle met ses compétences au service de l’analyse des bénéfices rendus par la nature, au sein du bureau d’étude ACTeon Environnement.

Retour sur les bancs du lycée, tu passes le bac… C’était quoi ton plan à ce moment-là ?

À l’époque, je souhaitais entrer à Sciences Po parce que ça avait l’air sympa et aussi parce que j’avais en tête de pouvoir devenir professeure d’économie ou de sociologie, sans forcément avoir un domaine de prédilection. Je souhaitais juste travailler avec des chiffres car j’étais plutôt forte en maths. Finalement, je me suis dirigée vers une licence d’économie parcours langues vivantes !

Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concernée par la transition pendant ta formation ?

Après mon BAC Economique et Social, je n’étais pas particulièrement sensible à l’environnement, j’étais même plutôt moqueuse envers ceux qui à mon âge l’étaient (si tu vois ce message Camille, pardonne-moi !). Surtout, je ne voyais pas comment moi, a) étudiante b) en économie, je pouvais avoir un quelconque rôle à jouer dans la transition. Puis en troisième année de licence, je suis partie en Erasmus à Athènes, avec Camille. Avec d’autres ami.e.s, nous avons participé à des « cleans beach » (journées de nettoyage des plages) avec des associations, et on a fini par y prendre goût.

En Grèce, l’utilisation de sacs plastiques m’a parue aberrante. Il nous arrivait de nous baigner dans une mer de plastique… C’est là, que j’ai vraiment commencé à me poser des questions.

Direction ensuite Strasbourg pour un Master en politiques européennes car j’avais décidé que c’était en travaillant dans une institution européenne que j’arriverais à m’investir pour la transition ! Là-bas je suis devenue la « bobo-écolo » de la bande et j’ai essayé d’inciter tout le monde à se mettre au zéro déchet, comme Camille l’avait fait 3 ans plus tôt avec moi.

Est-ce que tu as eu d’autres expériences à côté de tes études ?

Oui ! D’abord, les fameux « clean beach » en Grèce ainsi qu’un stage à la mission Plan Climat de lEurométropole de Strasbourg. Ce dernier m’a montré à quel point il était nécessaire de convaincre les élus de la nécessité d’agir pour la transition, et pas forcément les élus les plus haut placés. Déjà à l’échelle plus locale il y a du boulot !

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

En premier lieu, mon stage au Plan Climat puis évidemment, mon voyage en Grèce.
Mais ce sont aussi certaines de mes rencontres !

Comment as-tu trouvé ton job ?

J’ai réalisé mon stage de fin d’études dans un bureau d’études (ACTeon) et j’y suis toujours, mais maintenant en temps que salariée.

J’avais trouvé l’offre de stage sur leur site via un ancien étudiant de mon master travaillait là-bas.

On veut comprendre ce que tu fais ! Peux-tu nous décrire ta journée type de pépite ?

Mon travail est principalement de faire l’évaluation des services écosystémiques ! On évalue les bénéfices que rends la nature, et en temps qu’économiste ma façon de faire c’est de mettre une valeur en euro pour évaluer ce bénéfice.

Concrètement, dans une journée je peux être amenée à faire des entretiens avec des acteurs socio-économiques du territoire sur lequel on intervient, de l’analyse de données (beaucoup de chiffres à traiter, analyser, synthétiser). Je rédige enfin des rapports et j’assiste aux réunions avec les commanditaires de l’étude.

Quels sont les éléments de ton parcours qui s’avèrent les plus utiles dans ton job actuel ?

Mes compétences informatiques (logiciel de traitement de données tels que R studio, Stata ou Excel) acquises en master et surtout de manière autodidacte !

Ce qui m’est utile au quotidien, ce sont aussi les capacités d’analyse, de synthèse et de restitution orale, que j’ai acquises tout au long de mes études et surtout en master à Strasbourg ! Et enfin, l’autonomie est une compétence importante, car on est souvent seul.e face à son ordinateur !

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Ce que j’aime le plus : avoir trouvé un travail dans lequel je peux allier mon goût pour l’économie avec mes convictions environnementales, dans une petite structure qui guide la décision publique aux échelles française et européenne.

Ce que j’aime le moins : le mal de dos, de nuque et de tête à la fin de la journée passée face aux écrans…

Petit coup d’œil à la boule de cristal : où te vois-tu dans quelques années, au niveau boulot ?

Au court terme : je me vois dans un bureau d’étude toujours pour guider la décision. Sur le plus long terme : peut-être du côté de ceux qui prennent les décisions… !

Retour vers le futur ! Tu reviens te murmurer à l’oreille au lycée, qu’est-ce que tu te dis ?

De refaire la même chose 🙂

Des conseils de lectures / écoutes / outils qui t’ont guidée vers ce premier job ?

Ne pas hésiter à se renseigner auprès de gens qui ont fait les même études que vous, vous y trouverez de drôles de parcours et vous vous direz que tout est possible.

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