Pour Camille Lugol, l’important dans sa carrière professionnelle, c’est d’avoir un job en totale adéquation avec ses valeurs et ses ambitions. Comme elle n’a pas trouvé le job idéal, elle l’a créé ! Plusieurs fois, et sur-mesure. Co-fondatrice de La Miche, une startup qui produit de la bière 100% française à partir de pain invendu pour lutter contre le gaspillage alimentaire, Camille avec sa fibre entrepreneuriale nous explique qu’à force de volonté et de détermination, tout est possible !

Retour sur les bancs du lycée, tu passes le bac… C’était quoi ton plan à ce moment-là ?

Si seulement je le savais…! J’avais vraiment en moi l’envie de faire quelque chose de ma vie, des rêves plein la tête mais aucune certitude. Résultat ? Je me retrouve en licence Anglais-Économie. En parallèle je développe mon association de musique, pour ma première expérience entrepreneuriale…

Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concernée par la transition pendant ta formation ?

Après mon Bac, je m’oriente donc dans une licence Anglais et Culture Économique à La Sorbonne Nouvelle. Cette expérience m’aura notamment amenée à partir en Erasmus aux Pays Bas. J’ai ensuite obtenu un Master 1 de management à l’EM Strasbourg (côté IAE) puis un Master Spécialisé CENTRALE-ESSEC Entrepreneurs.

En parallèle de mon année à Strasbourg, j’ai monté ma boîte et j’ai adoré ! J’ai par la suite voulu continuer dans cette voie tout en ayant une activité dans laquelle je retrouvais mes valeurs et ambitions.

Est-ce que tu as eu d’autres expériences à côté de tes études ?

Oui, en parallèle de mes études j’ai pu réaliser d’abord un stage dans le domaine du marketing aux Éditions Le Robert. Puis, à plusieurs reprises, j’ai tenté l’aventure entrepreneuriale : pendant mes années de licence j’ai créé une association musicale, et pendant mon Master 1 j’ai également fondé ma première société. Et enfin, j’ai créé La Miche !

J’ai également participé à plusieurs actions de manière bénévole. Membre d’Amnesty, j’ai aussi participé à la mise en place du Robert solidaire qui consistait à la récolte de livres inutilisés pour les donner à des associations. Enfin, j’ai aussi eu une expérience humanitaire au Cambodge.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

J’ai toujours voulu me sentir utile et souhaité avoir un travail qui avait du sens pour moi. Je ne me suis d’ailleurs pas du tout retrouvée avec mon expérience en marketing. C’est à la suite de ça que j’ai décidé que si je n’avais pas d’appétence pour ces secteurs, j’allais créer un travail qui me plairait !

Comment as-tu trouvé ton job ?

Je ne l’ai pas trouvée, je l’ai créé, en co-fondant La Miche !

On veut comprendre ce que tu fais ! Peux-tu nous décrire ta journée type de pépite ?

Je crois qu’il n’y a pas de journée type chez les entrepreneurs, mais c’est toujours une journée bien remplie ! Ça change en permanence, encore plus en ce moment avec la situation sanitaire qui nous a obligés à revoir tout notre business model, puisqu’on vend un produit à destination des bars.

Sinon je dirais que le social est au cœur de mon métier : appels, rendez-vous et rencontres, échanges de mails avec tout type d’acteurs.

C’est beaucoup de challenge : apprendre sur le tas, créer des visuels, apprendre à se servir de certains outils…

J’adore mes journées !

Quels sont les éléments de ton parcours qui s’avèrent les plus utiles dans ton job actuel ?

La volonté, avant tout. La volonté de me surpasser et de donner tout pour La Miche parce que je crois fort en ce projet. Sinon, je dirais que c’est beaucoup d’auto apprentissage et de développement de réseau.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Ce que j’aime le plus ? Apprendre au quotidien ! Et aussi, en tant qu’entrepreneuse, c’est gratifiant de voir que les gens apprécient le produit et croient en notre projet.

Le plus difficile ? Les coups durs, les projets qui tombent à l’eau alors qu’on y croyait dur comme fer.

Petit coup d’œil à la boule de cristal : où te vois-tu dans quelques années, au niveau boulot ?

Dans quelques années, je me vois avec une société qui tourne, avec laquelle je peux me rémunérer mais surtout qui aura su apporter sa pierre à l’édifice dans la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Retour vers le futur ! Tu reviens te murmurer à l’oreille au lycée, qu’est-ce que tu te dis ?

Si je pouvais parler à mon moi plus jeune, ce serait probablement : “Bon courage ma grande pour tout ce que tu vas devoir affronter! T’es pas prête pour les surprises de la vie !

Des conseils de lectures / écoutes / outils qui t’ont guidée vers ce premier job ?

D’abord, un conseil audio : Koudetat, qui est un podcast qui tourne autour du sujet de l’entrepreneuriat.

En termes de lecture, je dirais Simon Sinek avec « Start with Why ».

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