Aujourd’hui c’est Nicolas Faivre, 27 ans, qui nous présente son métier d’entrepreneur et fondateur de sa propre start-up.

Après plusieurs années de formation en alternance, Nicolas a découvert l’aquaponie, la permaculture et l’agriculture urbaine. Cet habitant de la banlieue parisienne en est devenu passionné et a voulu ajouter sa pierre à l’édifice. Il a donc lancé Semis, une start-up qui propose des potagers en aquaponie pour retrouver le plaisir de produire ses propres produits.

Quel parcours, quelles compétences et quel impact? Cette semaine, on apprend avec un professionnel les enjeux de son métier!

Hello Nicolas ! Peux-tu nous raconter ton parcours d’études ? Etais-tu concerné par la transition pendant ta formation ?

J’ai toujours été sensibilisé à l’environnement et à l’écologie grâce à mes parents. Je l’ai donc intégré naturellement dans toutes mes démarches et mes études. J’ai commencé avec un bac STG Communication Gestion des ressources humaines, puis BTS Management des unités commerciales en alternance en épicerie fine et fleuristerie, puis licence puis Master 1 entrepreneuriat au CNAM et pour finir Master 2 à l’Université Paris II Panthéon Assas en Management Stratégique et Entrepreneuriat en alternance dans l’immobilier de tourisme. Travaillant depuis mes 16 ans sans discontinuer, j’ai choisie de partir à l’étranger pendant un an suite à mes études pour me former à la vraie vie. Depuis je me forme constamment pour la réussite de mon entreprise.

Nicolas a suivi le parcours professionnalisant pour trouver sa voie. Grâce à toutes ses expériences professionnelles en alternance, depuis ses premières années d’études, il a pu prendre l’habitude du milieu du travail et commencer à se former aux enjeux du milieu professionnel.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire un travail engagé pour la transition ? Quel a été le déclic dans ton parcours ?

C’est la philosophie de l’autosuffisance qui est le moteur de mon engagement, avec l’idée qu’il faut pouvoir répondre facilement et soi-même à ses besoins primaires : boire, manger, se couvrir, s’abriter… Ma vision est donc tant que l’on arrive pas à répondre à ses besoins en auto-gestion, on consommera beaucoup trop et mal. Sinon mes parents m’ont sensibilisé très jeune à l’écologie, aux bonnes conduites et surtout à m’exprimer haut et fort quand quelqu’un est dans le tort quand il agit ou milite contre l’écologie.

Après ses multiples expériences professionnelles, Nicolas a décidé de créer son job actuel. Après plusieurs années d’études et de préparation et de travail sur la faisabilité de son projet, il vient de lancer sa start-up Semis. Son entreprise propose des potagers d’intérieurs qui fonctionnent sur le modèle de l’aquaponie. L’aquaponie est une méthode de culture additionnant des plantes à des poissons. Les plantes vont naturellement filtrer l’eau circulant à travers ses racines et les poissons apporteront des nutriments aux plantes pour créer un environnement de pousse optimal.

On veut comprendre ce que tu fais ! Comment ça se passe au quotidien ?

En plein lancement d’entreprise et de levée de fonds, ma matinée commence par un check général des mails et réseaux sociaux, puis suivi des prestations en cours et de l’évolution de ma levée de fonds participative. Je rédige un premier post pour les réseaux sociaux le matin, puis en début d’après midi je me mets en quête d’idées, d’inspiration pour progresser. J’ai souvent quelques coups de fils de suivi ou de prospection dans l’après midi, un second post réseaux sociaux à rédiger et poster, ensuite je me forme sur des sujets que j’aurai très bientôt à traiter.

La formation continue des chefs d’entreprises est un enjeu majeur pour maintenir un projet en bonne santé. D’autant que Nicolas porte actuellement plusieurs casquettes et doit jongler avec toutes les tâches essentielles du lancement d’une start-up, dans un domaine qui évolue à toute vitesse. En dehors de ses tâches de tous les jours, il doit donc prendre le temps de s’auto-former et d’apprendre sur de nouveaux sujets.

Quels sont les compétences d’un entrepreneur qui lance sa start-up ?

J’ai eu une formation de commercial, alors je suis désinhibé de la peur du téléphone et du mail de prospection, ce qui est essentiel dans mon travail. J’ai eu un long parcours d’études, très professionnalisant et pendant lequel j’ai été très bien entouré donc j’ai un important réseau à mes côtés. Je suis aussi un très gros travailleur et j’ai appris à être très efficace au fil des années.

En dehors de ces compétences, Nicolas a également appris au fil de ses études et des ses expériences professionnelles à gérer des projets de A à Z et à manager sa propre entreprise. Comme il le dit lui-même, le travail de commercial et cet enjeu de toujours être au contact de potentiels clients lui a appris à articuler à l’oral et à l’écrit ses arguments et à être convaincant. Aujourd’hui, c’est pour sa propre entreprise qu’il se doit d’être convaincant et à l’écoute de ses interlocuteurs.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Au contraire, qu’est-ce que tu aimes moins, ou qui est plus difficile ?

Ce que j’aime le plus, c’est mon indépendance et le fait que je travaille sur un sujet absolument passionnant. Mais cette indépendance devient parfois pesante et c’est là que je ressens ce que j’aime le moins de mon travail, c’est à dire la solitude.

Cet état d’esprit est partagé par beaucoup de chefs d’entreprise qui se lancent seuls, ou de travailleurs en freelance. L’indépendance offre une grande liberté qui permet de faire ses propres choix, mais la solitude peut-être pesante. D’où la nécessité de se construire un réseau de personnes dans la même situation, ou qui ont vécu les mêmes obstacles, pour échanger sur ce sujet et ne pas se sentir seul face à l’insurmontable lors de moments de doutes.

Parlons CASH ! Ca paye bien de lancer sa start-up ?

Pour moi ce qui pèse dans la balance c’est l’indépendance et la possibilité de vivre simplement sans jamais se priver. J’avais un bon poste très bien payé avant mais je suis plus heureux maintenant, à monter ma boîte et développer un projet dans lequel je crois.

Quitter son travail pour lancer sa propre entreprise est un saut dans l’inconnu qui demande du courage, mais ce choix a permis à Nicolas de s’aligner avec des valeurs qu’il possède depuis l’enfance et de s’investir pour sa passion.

La mine d’or de notre pépite :

Les écrits et conférences de Pierre Rabhi. Paysan, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture écologique en France. Son approche est détaillée dans plusieurs conférences et ouvrages dont Vers la sobriété heureuse.

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